L'OUVERTURE DE LA CELEBRATION

copyright Père Bourdon

L'ENTREE DU PRÊTRE

Le servant agite la cloche et offre l'eau bénite au célébrant. Les fidèles se lèvent. Le prêtre s'avance revêtu de l'aube, de l'étole et de la chasuble.

L'aube :De couleur blanche (du latin "alba = blanc"). Elle est l'ancienne tunique des Grecs et des Romains. Longue robe sans manche, qui descendait des épaules jusqu'aux genoux et même jusqu'aux pieds et qui recouvrait tout le corps.

L'étole : Longue bande de tissu que le prêtre porte autour du cou et laisse pendre devant sa poitrine. C'était jadis un linge fin destiné à s'essuyer le visage. La serviette est devenue foulard et ornement. Elle est le signe du pouvoir reçu de l'évêque de prêcher l'Evangile. Le diacre porte l'étole en bandoulière, de l' épaule gauche au coté droit.

La chasuble : Vêtement que le prêtre met par-dessus tous les autres . Elle était autrefois un grand manteau tout rond, ouvert seulement par le haut pour y laisser passer la tête.


CHANT D'ENTREE

Un chant accompagne la procession du prêtre et des ministres. Il introduit les esprits dans le mystère du temps liturgique ou de la fête.

Formation de la procession : en tête, le ministre avec l'encensoir fumant, puis les ministres qui portent les cierges, un ministre avec la croix. Les autres ministres. Le lecteur avec le livre des Evangiles. Le prêtre qui va célébrer la Messe


BAISER A L'AUTEL

Le prêtre vénère l'autel par un baiser. Le servant s'incline profondément.

L'autel est le lieu où se renouvelle le sacrifice du calvaire qui nous a valu d'être racheté de nos fautes... le lieu où Dieu et l'homme se rencontrent et s'unissent. L'autel est le symbole du Christ : prêtre, autel et victime.

L'autel doit être couvert d'au moins une nappe. C'est fête. Jadis, il en fallait trois : en l'honneur de la Sainte Trinité et pour bien absorber le sang du Christ en cas de renversement.


ENCENSEMENT DE L' AUTEL

Le thuriféraire ( servant chargé de l'encensoir ) présente l'encensoir au prêtre et le reprend après l'encensement.

Dans l'antiquité, on offrait l'encens aux grands de ce monde.

L'encens est une résine qui brûle en dégageant une fumée odorante.

L'encensoir est un réchaud à couvercle, suspendu à des chaînes dans lequel brûle l'encens.

La navette est le récipient qui contient l'encens.

La fumée qui monte, représente la prière qui s'élève.


LE PRÊTRE VA AU SIEGE ET AU PUPITRE

Le servant se rend au siège. Il se tient debout.

Debout, le prêtre et les fidèles font le signe de la croix, en même temps que le prêtre dit :

"Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit".

Les fidèles répondent :

"Amen".

Amen est le mot hébreu qui veut dire non seulement "ainsi soit-il" mais encore "oui, c'est vrai, je le crois".


LE PRÊTRE SALUE L' ASSEMBLEE

Tourné vers les fidèles, le prêtre tend les mains et dit :

"La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit-Saint soient toujours avec vous".

Les fidèles répondent :

"Et avec votre Esprit".


INVITATION A LA PRIERE

Debout devant l'autel, tourné vers le peuple, le prêtre dit :

"Prions ensemble, au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Eglise".

Les fidèles continuent :

"Pour la gloire de Dieu et le salut du monde" .


CONFESSION GENERALE

Acte pénitentiel qui le dimanche peut-être l'aspersion.

"Je confesse à Dieu tout puissant,

Je reconnais devant mes frères,

Que j'ai péché, en pensée, en parole, par action et par omission ;

Oui j'ai vraiment péché.

C'est pourquoi je supplie la Vierge-Marie,

Les anges et tous les saints

Et vous aussi, mes frères,

De prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde ;

Qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

Amen".


LES FIDELES IMPLORENT LA MISERICORDE DE DIEU

"Seigneur, prends pitié.

Seigneur, prends pitié.

 

Ô Christ, prends pitié.

Ô Christ, prends pitié.

 

Seigneur, prends pitié.

Seigneur, prends pitié".


GLOIRE A DIEU

Sauf au temps de l'Avent et en carême. Tous ensemble ou à deux choeurs. Ne pas alterner avec le prêtre.

"Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et

Paix sur la terre aux hommes qu'il aime.

Nous te louons, nous te bénissons,

Nous t'adorons, nous te glorifions,

Nous te rendons grâce, pour ton immense gloire.

Seigneur Dieu, roi du ciel,

Dieu le Père tout-puissant.

Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ,

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,

Le Fils du Père,

Toi qui enlèves les péchés du monde,

Prends pitié de nous ;

Toi qui enlèves les péchés du monde,

Reçois notre prière ;

Toi qui es assis à la droite du Père,

Prends pitié de nous.

Car toi seul es Saint,

Toi seul es Seigneur,

Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ,

Avec le Saint-Esprit

Dans la gloire de Dieu le Père.

Amen".


PRIERE SILENCIEUSE

Le prêtre, mains jointes, invite les fidèles à prier en silence.

Chacun prend conscience qu'il est en présence de Dieu et lui recommande ses intentions.

Le geste de joindre les mains vient sans doute du temps où le vassal, agenouillé devant son seigneur, plaçait ses mains jointes, appliquées l'une contre l'autre, entre les mains de son suzerain et lui promettait dévouement et loyauté.


LE PRÊTRE PRONONCE L'ORAISON

Le prêtre tient les mains ouvertes et élevées, à la hauteur des épaules, en un geste naturel qui exprime l'intense désir d'être éxaucé.

Le prêtre s'adresse le plus souvent à Dieu le Père (quelquefois directement à Jésus). Il fait à Dieu des compliments et des demandes qu'il fait passer par Jésus qui a dit :

"Nul ne vient au Père que par moi".

Les fidèles disent leur accord par l'acclamation :

"Amen".


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