Je connais un peu la
Bible et je ne trouve nulle part qu'il est fait mention du
purgatoire
I)
Il est vrai qu'à ne lire que la Bible, l'existence du
purgatoire est plus insinuée que mentionnée
expressément.
Cependant :
1) Mac.12/39-46. L'histoire de
Judas Maccabbée nous montre qu'avant
Jésus-Christ on priait pour les morts. Celui-ci,
ayant trouvé sur le corps des soldats tombés
au combat des objets consacrés aux idoles, fit offrir
un sacrifice expiatoire dans la conviction que les
défunts se purifient entre leur mort et la
résurrection, aidés en cela par les suffrages
des vivants.
2) Mt.12/32. Jésus a dit
: "Si quelqu'un parle contre l' Esprit-Saint, cela ne lui
sera remis ni en ce monde ni dans l'autre.
"
De cette sentence nous pouvons
comprendre que certaines fautes peuvent être remises
dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le
siècle futur.
3) Saint luc.12/41-48 nous dit
que les sanctions d'outre tombe ne sont pas uniformes mais
proportionnées à la responsabilité du
coupable ; il existe des peines moins graves que la peine
éternelle. "Le serviteur qui connaît la
volonté de son Maître
et qui n'a pas agi
conformément à sa volonté, recevra
beaucoup de coups. "
4) L'Apocalypse 21/27 dit au
sujet du Royaume de Dieu : "Rien de souillé n'y
pourra pénétrer. "
II) Pour
connaître l'existence du purgatoire nous avons aussi
toute l'histoire de l'Eglise.
1) Dès les premiers
temps, l'Eglise a honoré la mémoire des
défunts et offerts des suffrages en leur faveur, en
particulier le sacrifice eucharistique, afin que,
purifiés, ils puissent parvenir à la vision
béatifique de dieu.
2) La doctrine de la foi
relative au purgatoire a été surtout
formulée aux Concile de Florence en 1439 et de Trente
en 1563.
3) On ne peut balayer d'un
revers de main les expériences des
mystiques.
a) Sainte Catherine de
Sienne. Jésus lui dit : "Ma sagesse est partout
et si tu regardes au purgatoire, tu la trouveras encore,
toujours ineffable et douce, à l'égard de ces
pauvres âmes, qui par ignorance n'ont pas su tirer
profit du temps et qui séparées du corps ne
sont plus en état de pouvoir mériter. Aussi
est-ce par vous que j'ai pourvu à leur situation,
vous à qui le temps est encore donné, tant que
vous êtes dans cette vie mortelle et pouvez l'employer
pour elles. Par vos aumônes, par les messes que vous
pouvez faire dire, par les jeûnes, par les
prières faites en état de grâce, il vous
est donné d'abréger la durée de leur
peine, en faisant appel à ma miséricorde.
"
b) Sur Josépha
Menendez. Morte à Poitiers en 1923. Le livre de
sa vie : "un appel à l'Amour ", écrit par deux
jésuites, R.P. Vinard-Monier et F. Charmot, nous
apprend les visites que lui faisaient les âmes du
purgatoire pour solliciter ses prières et ses
sacrifices. -Au moment de quitter le purgatoire, une
âme lui disait : " offre pour nous le sang de
Jésus-Christ
Que serait-ce de nous, s'il n'y
avait personne pour nous soulager. "
|